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Faits divers

 

Suicide à Thilay en 1839

 

 

 

 

Jeanne Parizel, fille de Ponce (Pierre) Parizel et Jeanne Elisabeth Parizel s’est suicidée le 28 mai 1839.

Ci-après, la retranscription de l’acte du juge de paix de Monthermé :

 

 

 

 

Ce jour d’huy, 28 mai 1839 à 4 heures du soir, nous juge de paix du canton de Monthermé, informé que Jeanne PARIZEL, épouse de Maurice COLAS, sabotier, demeurant à Thilay et âgée de 37 ans avait péri d’une mort violente dans une place dépendant de son domicile.

Nous sommes transporté à Thilay accompagné de Monsieur MARESCHAL, docteur médecin demeurant à Monthermé.

Arrivant dans la maison du sieur COLAS nous y avons trouvé en effet, étendu sur son lit, le cadavre de la dite Jeanne PARIZEL. Pour éclairer notre religion, nous avons pris auprès du sieur COLAS et du voisin qui ont vu son épouse au lieu de la mort des renseignements sur les circonstances de ce suicide, et voici ce qui nous a été déclaré :

Aujourd’hui Jeanne PARIZEL s’est levée vers cinq heures et quart du matin selon son habitude. Son mari ne fit pas attention où elle dirigeait ses pas. Il était encore à moitié endormi. Vers dix heures, il quitta le lit. Aussitôt Elisabeth GILLET entra pour demander du lait. Pour lui en donner le sieur COLAS chercha sa femme. Il entra dans son écurie par une porte qui donne dans la cuisine et dans la partie teintée de cette cuisine séparée de la partie antérieure par une cloison en bois à travers laquelle existe une ouverture pour servir de passage et aperçu sa femme qui était pendue à une poutrelle. Il coupa aussitôt la corde, appela du secours et à l’aide de la fille GILLET et de Thomas PICART, son voisin, il emporta sa femme sur son lit. Elle donnait encore quelques légers signes d’existence. On chercha à la ramener à la vie, mais toutes les précautions furent inutiles. Nous nous sommes faits représenter la corde. Elle consiste en un licol neuf au bout duquel avait été fait un nœud coulant. Voulant connaître les causes présumées du suicide nous apprîmes que Jeanne PARIZEL, par suite de la perte de quelques membres de sa famille, était depuis quelque temps atteinte d’aliénation mentale, que le 10 février au matin elle avait quitté son domicile et avait été se réfugier dans le cimetière où on ne l’a retrouvée, à force de chercher qu’à quatre heures du soir. Elle avait, à ce qui paraît, pris le rasoir de son mari. Nous avons ensuite demandé à Monsieur le maire de la commune s’il existait quelque doute sur le genre de mort de Jeanne PARIZEL. Il nous a répondu qu’il était aussi certain que possible que la mort avait été absolument volontaire. Nous avons en conséquence autorisé l’inhumation de Jeanne PARIZEL dans le délai prévu par la loi et nous avons dressé le présent procès-verbal dont un double a été remis à  Monsieur le maire pour la rédaction de l’acte de décès.

A Thilay, le jour dit à dix heures du soir.

 

Signé HULOT


 

 

Assassinat à Hautes Rivières en 1883

 

            Un drame est survenu dans ce village lorsque Anne Marie AVRIL a été retrouvée assassinée.

            Très vite deux suspects sont arrêtés : Jean Baptiste Ernest PARIZEL et Jean Baptiste Alexandre JACQUEMIN, tous deux de Linchamps.

 

                        

Les faits et  commentaires de l’affaire[1]

 

            « Anne Marie Avril, veuve Hénon, âgée de 69 ans habitait seule avec son fils Jean Nicolas dans une ferme isolée, située sur la rive gauche de la Semoy, en face des Hautes Rivières, dont elle est séparée par la rivière. Pour accéder à cette habitation appelée La Rova, il faut ou bien traverser en bateau ou aller chercher un pont à une grande distance.

            Le 17 septembre dernier, Hénon fils quitta sa mère vers 8h et demi du soir comme de coutume.

Lorsqu’il revint, il l’appela vainement pour qu’elle vint le prendre en barque. Après une attente assez longue, il se décida à faire le grand tour. Ayant pénétré dans la maison par la porte de derrière, il y trouva le corps inanimé de sa mère suspendu par une corde au balancier de la pompe. L’intérieur de la maison était dans le plus grande désordre, tous les meubles avaient été ouverts. Hénon fils constata immédiatement qu’on avait soustrait une somme d’argent d’environ 800 francs en billets de banque français et belges et en pièces d’or et d’argent. »

 

            Après quelques jours de recherches, les soupçons de la gendarmerie se portent sur deux suspects qui sont arrêtés suite à leurs déclarations divergentes. Ils nièrent d’abord énergiquement, puis d’abord Parizel et ensuite Jacquemin passèrent aux aveux. Ils avaient depuis quelques jours prévu d’aller voler la veuve Hénon, de réputation aisée financièrement. Ils ont d’ailleurs du reporter d’un jour leur méfait suite au fait que le fils n’avait pas quitté la ferme. Leur système de défense ultérieur sera de se charger l’un l’autre du crime proprement dit, avant d’effectuer le vol par la suite. Ils ont fait le guet à distance, attendant le départ du fils, puis ont abordé la vieille dame, l’on surprise par derrière, et l’on étranglée avec une corde. Ils l’on ensuite accrochée à la pompe avant d’aller ouvrir les meubles au moyen d’une hache et de ciseaux à bois, afin de voler tout ce qui avait valeur. Ils entreprirent ensuite un périple que les entraîna dans une auberge, puis ensuite dans une maison de débauche à Givet !

 

 

 

                                       


 

            Les deux fiches de signalement présentées au procès nous apportent les indications suivantes :

 

 

            « Jean Baptiste Alexandre JACQUEMIN, 40 ans ,domicilié à Linchamps, né le 1ier février 1843 à Hautes Rivières, profession actuelle boulonnier, profession antérieure marchand de bestiaux, fils de Jean Henri et de Marie Adélaïde Autier, moralité du conjoint : rien à dire, 3 enfants, conduite avant le fait : mauvaise ,réputation mauvaise, 4 condamnations antérieures pour rébellion, délits de chasse, ,bagarres par le tribunal correctionnel de Charleville, les peines ont été subies, sait lire et écrire, études primaires seulement, caractère violent, braconnier, contrebandier, débauché… »

 

            « Jean Baptiste Ernest PARIZEL, 29 ans, domicilié à Linchamps, né le 5 octobre 1859 à Hautes Rivières, profession marchand de bestiaux, fils de Jean Baptiste et de Mélanie Vuillemin, tous deux de bonne moralité, lui marchand de bestiaux également, est marié, moralité du conjoint bonne, sans enfant, conduite avant le fait assez médiocre, aucune condamnation antérieure, réputation médiocre, études primaires seulement, sait bien lire et bien écrire, caractère faible, influençable, enclin à la débauche… »

 

 

            A la suite du procès d’assises, et malgré un recours à la cour d’appel de Nancy, ils seront condamnés tous les deux aux travaux forcés à perpétuité, le jury leur ayant trouvés des circonstances atténuantes!

 

 

 

                                          

 

            IL semblerait, d’après la presse de l’époque que cela est relatif aux nombreux actes de vols avec violences dans la région à cette époque, ce qui aurait influencé le jury favorablement en leur accordant ces fameuses circonstances atténuantes leur évitant la peine maximale qui est la peine de mort.

 

 

            Jean Baptiste Ernest a purgé une longue peine de travaux forcés dans un pénitencier hors de la métropole. Il en est toutefois revenu, résident alors dans le sud de la France où il termina sa vie….

            Aucune donnée complémentaire sur le sort de Jacquemin.

 

 

 

                                            

Deux images de la ferme de LA ROVA actuellement en 2006

 


 

 

Accident de Jules Parizel (de Linchamps) à Monthermé en 1879

 

 

            Lors de l’instruction de l’affaire précédente, une lettre anonyme provenant d’un « ami de la justice » dénonce l’inculpé Jacquemin comme meurtrier de ce Jules Parizel. Le juge d’instruction demande alors une enquête spécifique concernant cette affaire, la lettre en question citant des témoins. Les pièces sont classées dans le même dossier d’instruction. Tous les témoins ayant été interrogés, il s’est avéré ensuite que le décès de Jules Parizel, marchand des bestiaux, était du avec certitude à un accident ; une chute de cheval ayant provoqué une fracture du crâne au vu de saignements à l’oreille droite ainsi qu’au nez. Aucune trace de lutte n’a été découverte à l’endroit où le cadavre a été découvert. Jamais le dit Jacquemin n’avait été aperçu à cette période dans la région de Monthermé.

 

 

Assassinat à Graide le 17 juillet 1883

 

            Emile ROBINET, horloger, est retrouvé mort sur un chemin public.

 

 

                                                         

En date du 14 octobre 1883, une demande du juge d’instruction de cette affaire à Dinant abouti au procureur de la République de Charleville, qui gère l’instruction de l’affaire Jacquemin – Parizel.

Deux individus inconnus ont été vu par de nombreux témoins circulant dans Graide dans les heures rapprochées du moment du crime. Il souhaite que les deux prévenus soient vu par ses témoins.

Aucune trace de suite de cette demande n’apparaît dans le dossier de Charleville.


 

Drame récent

 

 

 

                                                                                  

 

 

            Par respect pour ce cas contemporain, je me limiterai à deux coupures de presse et un simple commentaire. Tout le monde comprendra !

 

 

 

            Christelle Parizel, lassée des cris de son fils Sulyvan, le gave de tartines, et il décède étouffé. La cour d’assises du Hainaut la condamnera à 20 ans !

 

 

 

                                                                                   


 



[1] Ces renseignements sont tirés du dossier complet du procès provenant des archives départementales des Ardennes à Charleville-Mézières.

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