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Les traces les plus anciennes
D’abord le document écrit le plus ancien connu actuellement :

Celui-ci est issu d’un livre de compte du château de Linchamps pour l’année 1586.
« M Jehan Parizel charpentier pour lesdits ouvrages par luy fait le susdit mois fut réglé par la somme de vingt et un deniers tournois comme appeler par la quittance cy »
En 1585, un Jehan Parizel est désigné par les habitants des Hautes-Rivières pour les représenter lors d’une remontrance.
En 1586, un Jehan Parizel (très certainement le même), maître charpentier, répare la charpente et la toiture au château de Linchamps (voir le document ci-dessus). Nous estimerons donc sa naissance avant 1560.
Dans les années 1650-1670, on cite un Jean Parizel l’aîné, époux de Jeanne Detrigne à Hautes Rivières. Naissance estimée : avant 1630
En 1648, un Jean Parizel le jeune, maître charpentier, bâtit une halle pour stocker le charbon de bois destiné au fourneau de la forge de Linchamps. Ce Jean Parizel avait épousé en premières noces Hosteau Jeanne, puis en secondes noces Ster Jeanne (décédée le 18 avril 1694 à Hautes Rivières à l’âge d’environ 93 ans).
Réflexions : Il existe deux solutions lorsque l’on voit apparaître les mentions « l’aîné », « le jeune » : soit il s’agit de père et fils (c’est le plus courant), soit il s’agit de deux frères. La même profession est citée dans deux cas. Le prénom Jehan pourrait être assimilé à Jean (comme Joes et Joannes en latin). Une très forte présomption de parenté père et fils peut raisonnablement être assimilée aux personnages qui précèdent.
En 1622, un Guillaume Parizel est meunier au moulin de la forge de Linchamps. Naissance estimée : avant 1600
En 1650-1660, un Guillaume PARIZEL, époux de Wuyart Alis, achète des terrains sur Hautes-Rivières et Linchamps. Naissance estimée : avant 1630 ; le fils du précédent (le fils aîné portait souvent le prénom du père)? ou lui-même ? Pourquoi pas !
En 1646 Un Jean Parizel loue « pour l’an de ce compte pour le terme de deux ans » le moulin de Ruaumoulin (Oizy). On le cite à nouveau « et pour ceste année(1651), il at esté pour un an à Parizel »…puis encore « Jean Parizelle pour un an » (1652). On sait qu’il a 4 enfants dont 2 fils de son mariage avec Pontiana Docereau. Hubert sera curé à Nafraiture pendant 40 ans. Anna née vers 1645, épouse Henri Roze en 1665, 2 enfants. Puis vient Henri, il aura 18 enfants issus de deux mariages différents (Catherine Bourguignon et Dorothée Nizot), c’est la source de la branche qui me concerne. La dernière est Claudia, mariée à Michel Lamotte. On peut évaluer la naissance de notre ancêtre Jean de toute façon avant 1618
NAFRAITURE
Petit historique
Des tumuli gallo-romains, érigés sur le territoire de Nafraiture témoignent d’une occupation du site en relation avec la romanisation de la région.
Cette terre est connue jusqu’à la fin du 13ème siècle sous le vocable FRAITURE (ancien français, FRAITIS ; latin, FRAITURA), signifiant fraction ou section ; une autre origine du terme Fraiture (voir la baraque du même nom) signifie friche, défrichement. Prononciation locale : Nafréteure.
Sa destinée historique illustre tout particulièrement une dépendance de Louette Saint Denis et est comprise avec elle dans la donation que fait le 13 septembre 946, le comte Eilbert de Florennes en faveur d’un groupe de moines insulaires, venus s’établir à Waulsort. Ceux-ci y ont fondé une abbaye comptant parmi les plus puissantes institutions ecclésiastiques du pays mosan. Ce monastère va garder durant tout l’ancien régime des liens étroits avec ses possessions ardennaises, encore accrues suite à des libéralités dues à Jacques d’Orchimont en 1284 et comprenant notamment des rentes foncières à FRAITURE.
La terre de Nafraiture est demeurée une dépendance de Louette Saint Denis au temporel comme au spirituel : toutefois une chapelle érigée en l’honneur de Sainte Anne dès avant le 16ème siècle est muée en quarte-chapelle en 1586 et dotée d’un statut paroissial, tout en demeurant à la collation du curé de Louette Saint Denis.
Terre luxembourgeoise (prévôté d’Orchimont), puis commune du département Sambre-et-Meuse sous le régime français, Nafraiture fait maintenant partie, depuis la fusion des communes de 1977, de l’entité de Vresse sur Semois, en province de Namur.
Erigée en commune dans le cadre de la réorganisation territoriale imposée par la révolution, NAFRAITURE couvre une superficie de 629.83 Ha et compte, à l’aube de l’indépendance belge, une cinquantaine de maisons construites pour la plupart en pierres et couvertes d’ardoises brutes.
Les différents recensements connus officiellement indiquent une population de 189 habitants en 1801, 297 en 1846, 351 en 1910, 300 en 1961 et 246 en 1976.
Mariages :
Un registre débute en 1642. Une numérotation des actes est reprise et débute à l’acte 1. La numérotation s’arrête en 1677, le 17 janvier. A la suite, Hubert PARIZEL devient « presbitero et pastore in Naffraiture » le 25 janvier 1677. Celui-ci recommence la numérotation à l’acte 1. Le premier acte libellé en français date du 27 avril 1748. Le premier acte qui concerne un Parizel est l’acte 10 en 1655 qui annonce l’union de Jean PARIZEL avec Elisabeth RUAUMOULIN à Louette Saint Denis.
Naissances :
Les premiers documents connus remontent au 4 septembre 1660. Toutefois, la transcription de cet acte est numérotée 59. Une partie antérieure a donc été soit perdue, soit détruite. En dénombrant les naissances des dix premières années, celles-ci se montent au nombre de 55. Il est donc probable que ce registre a lui aussi débuté en 1642 ! L’écriture change en 1677. Le premier acte libellé en français date du 21 mai 1756. Le premier acte qui concerne un Parizel est la naissance de Marie PARIZEL le 21 janvier 1661, fille de Jean et d’Elisabeth RUAUMOULIN.
Décès :
Le premier acte connu date de l’arrivée d’Hubert PARIZEL comme curé. Il date du 8 février 1677. Il ne subsiste rien avant cette date. Cet acte concerne Hubert PARIZEL, fils d’Henri.
Le premier acte transcrit en français est le suivant, il est rédigé par Jean Baptiste STOCLET, curé :
« aujourduij 6ème novembre 1767 est décédé munis des st sacrements venciables pastorem Léonard PARIZEL, âgé de 79 ans ; dans sa 78ème, curé de cette paroisse et le lendemain il a été inhumé solennelement au pied de l’autel ste Anne de cette paroisse. »
Echevinages :
Les échevinages de la Cour de Justice de Louette St Denis et Nafraiture débutent le 4 mai 1686. Il y en a aussi de la Cour de Bellins.
Quelques constatations lors du dépouillement
Le partage des biens de l’ancêtre JEAN et de Poncette Docereau

Résumé du texte:
10 avril 1714 : Jean Willème, veuf de feu Elisabeth de Nafraiture d’une part et Henri, bourgeois dudit lieu au nom et pour Jean Blaize, enfant mineur de feu Jean Blaize et laditte feu Elisabeth, son petit fils, décident du partage de la maison que ledit Willème a basty avec feu Elisabeth. Une moitié pour lui Willème et l’autre pour les deux enfants de ladite défunte issus de son premier que second mariage ce qui est accepté par Henri pour lesdits mineurs. Le deuxième enfant concerné est Marie Willème. Concernant le premier mariage d’Elisabeth, il a lieu en 1709 avec Jean COLLART( !). La naissance de leur fils Jean François BLAIZE a lieu l’année suivante. Le décès de ce Jean en 1711 est aussi repris avec le patronyme BLAIZE. Il n’y a pourtant aucune erreur possible, il s’agit de la même personne. COLLART était probablement un surnom malgré qu’il n’en est jamais fait mention dans aucun acte.
12 février 1714 devant le notaire d’Orchimont : Remacle, jeune homme jouissant de ses droits, demeurant à Gembe vend à Claude, veuve de Michel Lamotte une maison sise à Nafraiture, et divers terrains détaillés dans l’acte. Claude produit cet acte le 3 mars 1714 devant la cour de justice. Ce Remacle est plus que probablement celui qui se marie vers 1715(naissance du premier enfant à Graide en 1717) et qui est l’origine de la souche de Graide ! Pourquoi et de qui détenait-il cette maison et ces nombreux terrains à Nafraiture ? Il est de toute façon certain qu’un lieu de parenté proche existe entre eux. Lequel ?
Entre 1712 et 1714 : De nombreux actes citent Henri comme meunier à Nafraiture.
6 février 1717 : Jean Ponsart, mambour de Jean Blaize, et Jean Willème pour sa fille Marie vendent à Hubert 1/6è de la maison de feu Henri. Le même jour, Charles Divoy, tuteur de François vend également 1/6è de cette maison à Marie Catherine, jeune fille.
9 juillet 1718 : Henri Baijot, mayeur du lieu, vend un pré à Marie Catherine, sa belle sœur.
1 juillet 1719 : Gille Rolin, échevin, et Marie sa femme vendent à Lambert Wanlin leur gendre les biens qu’ils ont reçus de Henri Lambot par acte du 20 juin 1719 que Jean Wanlin, meunier, lui avait vendus.
2 janvier 1723 : Remboursement fait par Hubert, meunier de Nafraiture à Jean Ponsart le vieux, mambour de Jean Blaize.
27 novembre 1727 : Echange de maisons entre Jean Divoy, lieutenant mayeur, et Jeanne Delogne, sa femme avec Glaude, veuve de Michel Lamotte. Le même jour, Jean Divoy et sa femme Jeanne Delogne vendent la maison provenant de Glaude à Hubert, meunier de Nafraiture. Serait-ce une manœuvre pour déshériter les Lamotte ?
15 avril 1730 : Laurent Pierrard et sa femme Marie, marchand à Nafraiture, échangent leur part de la maison du milieu du village avec François contre une du lieu dit Hopière. Ces maisons provenant de leur mère Dorothée Nizot. Le même jour, Hubert, meunier, vend un jardin sis au milieu du village à François.
13 janvier 1731 : Echange de champs entre Léonard avec Lorent Pierrard et François.
27 janvier 1731 : Echange de champs entre Léonard, curé et Henri Baijot, mayeur et sa femme Anne, provenant de feu Henri.
20 juin 1733 : Vente de terrains entre Pierre Colau et sa femme Marie Hennaux et Jean François, jeune homme de Nafraiture.
28 juin 1743 : Comparus Jean François lequel a été dénommé par nous (la haute cour) pour être tuteur de Hubert Tonnar, fils de Hubert Tonnar et Jeanne et la personne de Hubert comme curateur pour régir et gouverner tant le corps dudit enfant que les biens que feu ses père et mère lui ont laissés.
24 juillet 1758 : Donation de François à son gendre Charles Bartiaux.
La nomination de Jean François PARIZEL comme mayeur en 1752
La retranscription des deux textes ci-après provient des archives de l’état à Namur ( Cour de Bellins et haute cour de justice de Louette saint Denis).
Le premier est la copie du parchemin provenant des membres de l’église le désignant :
« Nous Augustin Henrion, abbé des monastères de Waulsort et Hastière, seigneur des dits lieux, de Blaimont, d’Ermeton sur Meuse, de Nolebois, chapelle saint Laurent, de la grande rosière de Gerin, d’Ostenvée, de Fter, de Frioul, de Heer, de Falmagne, Seigneur Foncier des bans sainte Marie de Soulme, de Chaumont les Florennes, d’Ermeton sur Bierre, Seigneur Hautain et Foncier de Louette saint Denis et Nafraiture.
Salut et seavoir faisons que pour les bons rapports qui nous ont esté fait de la prudhomie vigilance et capacité de sieur Jean François Parizel résidant audit Nafraiture ou nous désiront faire administrer bonne et loial justice nous l’avont commis et establis comme par cette commettont et establissont Lieutenant Mayeur de Nafraiture et Eschevin de Louette saint Denis luy accordant les honeurs emolument et prégorative annexé à cette charge ordonnont a ceux de notre haute et basse cour dudi Louette et Nafraiture de ainsy ladmètre et recevoir pour telle parmy prettant par celuycy le serment en telle cas requis et accoutumé que pour obtenir ledit office ou a cause deluy n’a offert promis ny donner ny fait offrir ny promettre ny donner a quy que ce soit aucun argent ny autre chose quelconque ny le donnerat directement ou indirectement ny autrement en aucune manière sauf et exepté ce que l’ont est accoutumé de donner pour les dépèche donné en notre monastère de Waulsort le premier jour de mars 1752 était signé a l’original Augustin Abbé de Waulsor et Hastière. »
Le suivant est rédigé par la cour de justice elle-même, validant ainsi la nomination de leur nouveau mayeur faite par les membres du clergé :
« Cejourd’hui 27 xbre 1752 pardevant nous échevins et greffier en la Haute Cour de Justice de Louette Saint Denis nous est comparus Jean François Parizel lequel après serment prèté en nos mains a dit que pour obtenir ledit office ou a cause de celuycy n’a offert promis ny donné ny fait offrir promettre ny donner a qui que ce soit aucun argent ny autres choses quelconque ny de donner directement ny indirectement ny autrement en aucune manière sauf et excepté ce que l’on est accoutumé de donner pour les depeches et a signe avec notre greffier par ordonnance de la Cour le jour mois an que dessus, »
Signé : Jean François Parizel, Jerome Duterme eschevin, Jacque Dury eschevin et Ch Duterme greffier.
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